Mini critiques de films vus en août/septembre…
Garden State
De Zach Braff

En 2005, Zach Braff (connu par la série Scrubs) sort son premier long-métrage, un film à la fois décalé, triste et drôle, à consonance autobiographique. Résultat : c’est l’histoire d’une magnifique rencontre entre deux personnages que tout opposent, Sam (jouée admirablement par Natalie Portman) et Large (Zach Braff lui-même). A voir et revoir. Jean Pierre Jeunet le dit “Original, inspiré. Zach Braff est un surdoué.” Et on ne peut que lui donner raison.
Big Fish
De Tim Burton

A venir
Inglorious Basterds
De Quentin Tarantino

La seconde guerre mondiale revisitée par QT avec un casting hallucinant composé d’acteurs qui s’amusent (Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent), des scènes et des répliques bientôt cultes (“I want my scalp ” ou ” That’s a bingoo”). Et une grande révélation : Christoph Waltz.
District 9
De Neill Blomkamp

La première moitié de District 9 montre un film très, très impressionnant. Filmé en permanence sous le point de vue de caméras de télévisions, de caméras de sécurité ou d’hélicoptères, la réalisation est nerveuse, bluffante. Graphiquement, les aliens sont plus que crédibles… Scénaristiquement, l’orginalité est de mise, tant dans la personnalité du personnage que dans le synopsis.
Malheureusement, tout bascule durant la seconde moitié du film. Fusillades, fumée, militaire au crâne rasé, héros héroïque et grands sentiments. C’est dommage. A voir tout de même, et inventer sa propre fin.
28 jours plus tard
De Danny Boyle

Ça aurait pu être un banal film-de-zombies-qui-fait-peur, mais Danny Boyle (Slumdog milionnaire) arrive à composer quelque chose d’étonnant et de profond sur un sujet pourtant déjà pas mal traité (notamment par Romero). Filmé du style documentaire (repris dans des films comme Cloverfield ou plus réussi Rec), les passages qui se déroulent dans un Londres totalement vide sont très réussits. Et la présence du charismatique Cillian Murphy apporte beaucoup au film.
Victor Victoria
De Blake Edwards

“Une femme qui prétend être un homme qui prétend être une femme.” C’est sur tout ce paradoxe que se fonde ce film pétillant et tendre. On pardonne à Victor Victoria des longueurs et une fin qui n’en est pas une puisque Julie Andrews illumine joliment ce film. Blake Edwards sait mêler à la perfection scènes burlesques et numéros musicaux dignes de Broadway. La partie centrale du film est un pur délice.
Un prophète
De Jacques Audiard

Un magnifique film de Jacques Audiard sur l’univers carcéral ou l’histoire de Malik un petit qui deviendra grand (joué extraordinairement par Tahar Rahim). C’est beau, brutal et le film mérite plus que jamais son premier prix du jury à Cannes.
Peau d’âne / Les parapluies de Cherbourg
De Jacques Demy

Deux comédies musicales de Jacques Demy très touchantes, poétiques et colorées. Peau d’âne est une reprise fidèle du conte : des morceaux entiers de dialogues ou de narrations sont extraits du conte de Perrault. Cependant, les quelques touches de modernité et la présence de Delphine Seyrig décalent à merveille ce conte classique. Les Parapluies de Cherbourg, quant à lui, présente une histoire d’amour déchirante entièrement en chanté. Les couleurs et les décors sont ici l’atout fort de ce film parfois plaintif, mais jamais agaçant.
Dans les deux cas, Demy et Deneuve nous enchantent.
L’armée du crime
De Robert Guédiguian

Le film est plus intéressant par son propos que par sa forme : l’histoire de l’armée Manouchian, groupe de résistants immigrés durant la seconde guerre mondiale est passionnante. On regrette juste que la mise en scène soit inexistante, mais certains acteurs (comme Robinson Stévenin ou Grégoire Leprince-Ringuet) sont particulièrement convaincants.
