Speed Racer
De Andy Wachowski, Larry Wachowski
Avec Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman …
Synopsis : (Wikipedia)
Speed Racer est un jeune prodige de la course automobile, né pour la course au sein d’une famille de pilotes. Or, lorsqu’il défie M. Royalton, président-directeur général corrompu des Industries Royalton, le jeune homme découvre que tout n’est pas rose dans le sport qu’il adore.
Peu de temps après, la famille Racer est contactée par l’Inspecteur Détecteur et l’énigmatique pilote masqué Racer X, qui demandent à ce que Speed collabore avec les autorités afin de piéger Royalton et mettre au jour la corruption du monde automobile. Leur proposition : participer au Crucible, dangereux rallye automobile qui a par ailleurs coûté la vie au frère aîné de Speed, Rex.
Notre avis :
Simon en disait tant de bien, il devenait nécessaire de voir Speed Racer ! Ce premier film des frères Wachowski depuis Matrix est une adaptation de la série animée japonaise Mach Go Go Go, qui met en scène les aventures de Speed Racer, jeune pilote de course talentueux, à bord de sa voiture fétiche, la Mach 5.
Le projet a fait du chemin depuis son lancement en 1992. En 1995, Johnny Depp avait accepté le rôle principal du film, sous la direction d’Alfonso Cuaron. Puis, on cita les noms des réalisateurs Julien Temple, Gus van Sant, et même celui de J.J Abrams en tant que scénariste. C’est finalement en octobre 2006 que les frères Wachowski, fans de l’animé original, s’intéressèrent au projet.
Il en va de même pour l’incarnation des différents personnages : pour le personnage de Speed Racer, Zac Efron, et Shia LaBeouf ont été envisagés, avant que le rôle ne soit donné à Emile Hirsch. Enfin, Keanu Reeves a refusé le rôle de Racer X, accordé par la suite à Matthew Fox.
Le casting définitif est finalement satisfaisant : Emile Hirsch joue peu, mais ne joue pas mal, accordons-lui cela. Le reste du casting est assez bon, mais le meilleur acteur du film reste sûrement le chimpanzé, Chim Chim.
Et en rôles secondaires, on retrouve des têtes connues ! Matthew Fox, alias Jack dans Lost, étonnamment ni mauvais acteur, ni horripilant ; Christina Ricci, la blondinette de Sleepy Hollow ; John Goodman, dont on ne refait plus la réputation ; Susan Sarandon, la mère (dommage, ses scènes sont les moins bonnes du film) ; et même notre bon vieux Melville Poupaud, avec une réplique qui marquera certainement l’histoire du cinéma : “Putain d’sa mère, il a un flingue !”.
Et même : Scott Porter, alias Colin, le plus “pop” des popeux dans Le Come-Back !
L’intrigue prend place dans un monde ultra-coloré et légèrement futuriste. Dans ce monde, la course de voiture est un sport très prisé, mais contrôle par les grandes multinationales. Les voitures peuvent faire des bonds de plusieurs mètres, et le courses ne sont jamais “fair play”. Au programme : combat de voitures !
Kitschissime. Car, dans le cas de Speed Racer, on ne peut se contenter de “kitsch” : Speed Racer transcende le kitsch.
Mais, avant tout, Speed Racer est une expérience cinématographique unique. C’est un mélange de petites voitures, de Kung Fu, de Disney (le côté moins bon du film : les scènes mièvres, les discours sur le destin du héros, le grand méchant diabolique, tout ça… c’est trop)… et de jeu vidéo. Parfaitement, de jeu vidéo. Car le film non seulement reprend l’esthétique des jeux de courses (la voiture “fantôme” dans la première scène de course, les circuits incroyables, les voitures rutilantes et improbables), mais réussit à reproduire la même excitation, la même sensation de jubilation qu’un jeu vidéo. Et en cela, on n’a jamais vu un film comme Speed Racer.
Il faut bien sûr avoir un certain degré d’humour pour apprécier le film. Et avoir gardé une âme d’enfant… Speed Racer, c’est, pendant deux heures, le rêve d’un petit garçon devenu réalité. Y a même des ninjas !
(Au final, Speed Racer, sensé être un hit de l’été 2008 aux côtés de Iron Man et du nouveau Batman, fut un flop complet. Le coût de production avait pourtant été estimé à 100 millions de dollars.)
Je vous laisse avec la musique de l’animé original,
Dame Patience

