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Après une longue absence, nous revenons pour vous souhaiter une bonne année (comment ça c’est un peu tard ?) avec des critiques de films vus au début d’année.


Bliss
de Drew Barrymore

Pour son premier film, Drew Barrymore a choisi comme thème l’adolescence. Bliss (jouée par Ellen Page, toujours incroyable) a 17 ans et est coincée dans une petite ville du Texas entre sa mère qui l’inscrit à des concours de beauté et son job de serveuse. Bien sûr elle s’ennuie, mais un jour elle découvre à Austin le roller derby, un sport 100% féminin où on se tape dessus et on ades surnoms très distingués (comme Iron Madone, les Saintes Tapineuses ou Barbie Destroy). Son goût pour ce sport va donc la sauver de son quotidien.

Evidemment c’est une comédie sur le passage à l’âge adulte, il y a donc le thème vu et revu de l’affrontement contre les parents (ici des conformistes de l’Amérique profonde) qui donne lieu aux passages les moins réussis du film. Il y a aussi la rencontre avec le parfait garçon plus âgé qui joue dans un groupe de rock (qui donne lui à des scènes assez touchantes). Mais l’intérêt principal du film et ce qui le rend si attachant, ce sont ces parties de roller derby et son univers. Drew Barrymore parvient grâce à son énergie (style girl power)  à rendre passionnant les matchs et les filles drôle et touchantes (Juliette Lewis en bad girl hyper tatouée ou Drew elle même). Le tout est rythmé par une BO  pop-rock très bien choisi qui reflète parfaitement le film. Un bon feel-good movie qui donne la pêche.

Moldy

Invictus
de Clint Eastwood

(à venir)

En bref…

Mini critiques de films vus en août/septembre…

Garden State
De Zach Braff

En 2005, Zach Braff (connu par la série Scrubs) sort son premier long-métrage, un film à la fois décalé, triste et drôle, à consonance autobiographique. Résultat : c’est l’histoire d’une magnifique rencontre entre deux personnages que tout opposent, Sam (jouée admirablement par Natalie Portman) et Large (Zach Braff lui-même). A voir et revoir. Jean Pierre Jeunet le dit « Original, inspiré. Zach Braff est un surdoué. » Et on ne peut que lui donner raison.

Big Fish
De Tim Burton

A venir

Inglorious Basterds
De Quentin Tarantino

La seconde guerre mondiale revisitée par QT avec un casting hallucinant composé d’acteurs qui s’amusent (Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent), des scènes et des répliques bientôt cultes (« I want my scalp  » ou  » That’s a bingoo »). Et une grande révélation : Christoph Waltz.

District 9
De Neill Blomkamp

La première moitié de District 9 montre un film très, très impressionnant. Filmé en permanence sous le point de vue de caméras de télévisions, de caméras de sécurité ou d’hélicoptères, la réalisation est nerveuse, bluffante. Graphiquement, les aliens sont plus que crédibles… Scénaristiquement, l’orginalité est de mise, tant dans la personnalité du personnage que dans le synopsis.
Malheureusement, tout bascule durant la seconde moitié du film. Fusillades, fumée, militaire au crâne rasé, héros héroïque et grands sentiments. C’est dommage. A voir tout de même, et inventer sa propre fin.

28 jours plus tard
De Danny Boyle

Ça aurait pu être un banal film-de-zombies-qui-fait-peur, mais Danny Boyle (Slumdog milionnaire) arrive à composer quelque chose d’étonnant et de profond sur un sujet pourtant déjà pas mal traité (notamment par Romero). Filmé du style documentaire (repris dans des films comme Cloverfield ou plus réussi Rec), les passages qui se déroulent dans un Londres totalement vide sont très réussits. Et la présence du charismatique Cillian Murphy apporte beaucoup au film.

Victor Victoria
De Blake Edwards

« Une femme qui prétend être un homme qui prétend être une femme. » C’est sur tout ce paradoxe que se fonde ce film pétillant et tendre. On pardonne à Victor Victoria des longueurs et une fin qui n’en est pas une puisque Julie Andrews illumine joliment ce film. Blake Edwards sait mêler à la perfection scènes burlesques et numéros musicaux dignes de Broadway. La partie centrale du film est un pur délice.

Un prophète
De Jacques Audiard

Un magnifique film de Jacques Audiard sur l’univers carcéral ou l’histoire de Malik un petit qui deviendra grand (joué extraordinairement par Tahar Rahim). C’est beau, brutal et le film mérite plus que jamais son premier prix du jury à Cannes.

Peau d’âne / Les parapluies de Cherbourg
De Jacques Demy

Deux comédies musicales de Jacques Demy très touchantes, poétiques et colorées. Peau d’âne est une reprise fidèle du conte : des morceaux entiers de dialogues ou de narrations sont extraits du conte de Perrault. Cependant, les quelques touches de modernité et la présence de Delphine Seyrig décalent à merveille ce conte classique. Les Parapluies de Cherbourg, quant à lui, présente une histoire d’amour déchirante entièrement en chanté. Les couleurs et les décors sont ici l’atout fort de ce film parfois plaintif, mais jamais agaçant.
Dans les deux cas, Demy et Deneuve nous enchantent.

L’armée du crime
De Robert Guédiguian

Le film est plus intéressant par son propos que par sa forme : l’histoire de l’armée Manouchian, groupe de résistants immigrés durant la seconde guerre mondiale est passionnante. On regrette juste que la mise en scène soit inexistante, mais certains acteurs (comme Robinson Stévenin ou Grégoire Leprince-Ringuet) sont particulièrement convaincants.

Pique-nique à Hanging Rock

Bande annonce

De Peter Weir

Avec Rachel Roberts, Vivean Gray, Helen Morse, …

Synopsis :

En 1900 en Australie, un professeur et ses trois élèves disparaissent lors d’une excursion à Hanging Rock…

Notre avis :

Pique-nique à Hanging Rock, un film des années 70, se déroule dans une Australie déserte et aride. Une nuée de jeunes filles dans un pensionnat, le jour de la Saint Valentin. Elles lisent des mots d’amours, resserrent leurs corsets et brossent leurs cheveux blonds. Tout est blanc : les draps, les robes, les mains. Tout est pur.

Ces jeunes filles emmènent chapeaux et ombrelles pour passer l’après-midi à Hanging Rock. Durant cette première demie-heure où les filles se reposent au pied du rocher dans la moiteur de l’après-midi , on voit clairement la fascination du réalisateur pour ses actrices, et notamment pour Anne Louise Lambert. Les plans serrés sur le visage d’une jeune blonde évanescente et légèrement floue nous rappellent étrangement cette image si connue de Kirsten Dunst dans Virgin Suicides. En effet, Sofia Coppola n’a pas hésité à avouer que Pique-nique à Hanging Rock, son film préféré, l’avait beaucoup influencée pour sa seconde réalisation. Les thématiques se ressemblent, les images aussi.

Puis le fantastique entre en jeu dans Hanging Rock. Quatre jeunes filles partent explorer le rocher, comme attirées par une force surnaturelle. On sent bien l’attirance qu’éprouve Peter Weir, comme les jeunes filles de son film, pour cet « Hanging Rock », qu’il filme sous tous les angles comme pour nous montrer son magnétisme, sa présence. La végétation aride, sèche, jaune, qui peuple le rocher s’accorde avec la lumière dorée et les reflets dans les cheveux des jeunes filles. Dans leurs robes blanches, on voit apparaître et disparaître des silhouettes derrière les pics rocheux. Tout cela se veut poétique, gracieux. Cela finit par agacer. La scène est longue, la musique à la flûte de pan plombante. Cette délicatesse tant voulue devient presque prétentieuse, prétention qui atteint son apogée avec le long cri d’horreur que pousse l’horripilante Edith en dévalant la colline. Est-ce que ce sentiment était voulu ? Cette scène si longue a-t-elle pour but de nous montrer la force surnaturelle, la pureté tâchée de ce roc ?

Heureusement, le ridicule s’arrête là, et le film reprend son cours… Ellipse. Au retour du pique-nique, la nuit est tombée, les étudiantes rentrent échevelées, en larmes, dans le pensionnat. Trois des jeunes filles ont disparu, comme happées par le rocher. Une des professeurs qui les accompagnait est également introuvable.
A partir de cet instant, le film dévoile ses vrais atouts. L’enquête est intéressante. Deux mondes s’ouvrent : celui des jeunes filles à l’étroit dans leur pensionnat, et celui d’un jeune noble obnibulé par leur disparition. Deux personnages, les plus vrais, lient ces deux mondes : l’orpheline désespérée et le domestique désabusé.

Certes, il y a des longueurs, des scènes tragiques qui tombent à plat (les cris hystériques des jeunes filles sonnent faux dans la plupart des scènes)… Le film peut bien être inégal : il ne cherche qu’à être mystérieux. Et c’est ce qu’il restera à jamais pour nous. Un mystère.

Dame Patience

Prop 8 – The musical

Mais quel rapport entre la Prop 8 et le thème de ce blog… ?

Cette vidéo de trois minutes !
Ecrite par Marc Shaiman et réalisée par Adam Shankman, elle soutient le droit au mariage homosexuel, et s’engage donc contre la Proposition 8.

On retrouve là beaucoup de personnalités du théâtre, du cinéma, et des séries télé. Notamment : Jack Black, Allison Janney (Juno et la série A la maison Blanche), et Neil Patrick Harris (lui-même homosexuel)…

Enjoy !

Dame Patience

Speed Racer

Speed Racer

Bande annonce

De Andy Wachowski, Larry Wachowski

Avec Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman …

Synopsis : (Wikipedia)

Speed Racer est un jeune prodige de la course automobile, né pour la course au sein d’une famille de pilotes. Or, lorsqu’il défie M. Royalton, président-directeur général corrompu des Industries Royalton, le jeune homme découvre que tout n’est pas rose dans le sport qu’il adore.

Peu de temps après, la famille Racer est contactée par l’Inspecteur Détecteur et l’énigmatique pilote masqué Racer X, qui demandent à ce que Speed collabore avec les autorités afin de piéger Royalton et mettre au jour la corruption du monde automobile. Leur proposition : participer au Crucible, dangereux rallye automobile qui a par ailleurs coûté la vie au frère aîné de Speed, Rex.

Notre avis :

Simon en disait tant de bien, il devenait nécessaire de voir Speed Racer ! Ce premier film des frères Wachowski depuis Matrix est une adaptation de la série animée japonaise Mach Go Go Go, qui met en scène les aventures de Speed Racer, jeune pilote de course talentueux, à bord de sa voiture fétiche, la Mach 5.

Le projet a fait du chemin depuis son lancement en 1992. En 1995, Johnny Depp avait accepté le rôle principal du film, sous la direction d’Alfonso Cuaron. Puis, on cita les noms des réalisateurs Julien Temple, Gus van Sant, et même celui de J.J Abrams en tant que scénariste. C’est finalement en octobre 2006 que les frères Wachowski, fans de l’animé original, s’intéressèrent au projet.
Il en va de même pour l’incarnation des différents personnages : pour le personnage de Speed Racer, Zac Efron, et Shia LaBeouf ont été envisagés, avant que le rôle ne soit donné à Emile Hirsch. Enfin, Keanu Reeves a refusé le rôle de Racer X, accordé par la suite à Matthew Fox.

Le casting définitif est finalement satisfaisant : Emile Hirsch joue peu, mais ne joue pas mal, accordons-lui cela. Le reste du casting est assez bon, mais le meilleur acteur du film reste sûrement le chimpanzé, Chim Chim.
Et en rôles secondaires, on retrouve des têtes connues ! Matthew Fox, alias Jack dans Lost, étonnamment ni mauvais acteur, ni horripilant ; Christina Ricci, la blondinette de Sleepy Hollow ; John Goodman, dont on ne refait plus la réputation ; Susan Sarandon, la mère (dommage, ses scènes sont les moins bonnes du film) ; et même notre bon vieux Melville Poupaud, avec une réplique qui marquera certainement l’histoire du cinéma : « Putain d’sa mère, il a un flingue ! ».
Et même : Scott Porter, alias Colin, le plus « pop » des popeux dans Le Come-Back !

L’intrigue prend place dans un monde ultra-coloré et légèrement futuriste. Dans ce monde, la course de voiture est un sport très prisé, mais contrôle par les grandes multinationales. Les voitures peuvent faire des bonds de plusieurs mètres, et le courses ne sont jamais « fair play ». Au programme : combat de voitures !
Kitschissime. Car, dans le cas de Speed Racer, on ne peut se contenter de « kitsch » : Speed Racer transcende le kitsch.

Mais, avant tout, Speed Racer est une expérience cinématographique unique. C’est un mélange de petites voitures, de Kung Fu, de Disney (le côté moins bon du film : les scènes mièvres, les discours sur le destin du héros, le grand méchant diabolique, tout ça… c’est trop)… et de jeu vidéo. Parfaitement, de jeu vidéo. Car le film non seulement reprend l’esthétique des jeux de courses (la voiture « fantôme » dans la première scène de course, les circuits incroyables, les voitures rutilantes et improbables), mais réussit à reproduire la même excitation, la même sensation de jubilation qu’un jeu vidéo. Et en cela, on n’a jamais vu un film comme Speed Racer.

Il faut bien sûr avoir un certain degré d’humour pour apprécier le film. Et avoir gardé une âme d’enfant… Speed Racer, c’est, pendant deux heures, le rêve d’un petit garçon devenu réalité. Y a même des ninjas !

(Au final, Speed Racer, sensé être un hit de l’été 2008 aux côtés de Iron Man et du nouveau Batman, fut un flop complet. Le coût de production avait pourtant été estimé à 100 millions de dollars.)

Je vous laisse avec la musique de l’animé original,
Dame Patience

Là-haut

Là-haut

Bande annonce

De Peter Docter, Bob Peterson

Avec les voix (françaises) de Charles Aznavour, Tom Trouffier…

Synopsis :

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant…

Notre avis :

Chaque été, on attend impatiemment les nouvelles aventures que vont nous proposer les studios Pixar. Et chaque année on se rend à l’évidence : quelque soit le sujet, le voyage est magnifique.

Après Wall-e, projet assez original et excellent sur un petit robot, Là-haut nous fait donc voyager en compagnie de Carl, un vieux grincheux qui a largement dépassé la soixantaine. Apparemment, quand le projet a été annoncé les actions de Disney ont brusquement chuté. C’est vrai qu’un octagénaire comme personnage principal on peut avoir vu plus épanouissant, mais ce serait sous-estimé le talent des créateurs de Toy Story

Tout d’abord, il faut bien dire que l’histoire ne se résume pas à une maison dans les airs accrochée à un ballon. C’est aussi une histoire d’amour bouleversante qu’on nous résume avec émotion en dix minutes, une histoire de deuil, d’aventure et de rencontre entre des personnages étonnants : un boyscout obèse, un oiseau coloré, un chien parlant et notre petit vieux… Par rapport à leur précédent film, Là haut est plus accessible, plus coloré (et surement plus bavard), mais nous parle de thèmes plus sombre aussi, comme la vieillesse, la mort, la maladie…

Ce dixième long métrage de Pixar ne déçoit pas grâce la qualité du scénario et également du graphisme : pour un premier film en 3D, le résultat est saisit de beauté (surtout les milliers de ballons qui soutiennent la maison).

Sinon, c’est avec une pointe de regret qu’on voit leur prochain projet Toy Story 3, on aurait bien aimé découvrir un univers encore inconnu mais aussi magique…

Moldy

Fantastic Mister Fox

Ce film d’animation, réalisé par Wes Anderson, sera projeté en France à partir du 23 décembre 2009, sous le nom de « Fantastique Maître Renard ».
George Clooney, Meryl Streep et Willem Dafoe, nouveaux dans la bande Anderson, prêteront leurs voix aux personnages, ainsi que les bons vieux Bill Murray, Owen Wilson, Jason Schwartzman, Adrien Brody… et tant d’autres !

La bande-annonce de Fantastic Mr. Fox est disponible depuis quelques semaines déjà sur internet ! Je n’ai pas trouvé de version sous-titrée, mais voici, pour les anglophones :

Wes Anderson a déjà travaillé sur des scènes d’animation auparavant, principalement avec Henry Selick º pour les scènes sous-marines de La vie Aquatique, mais c’est son premier essai de long métrage entièrement en animation. Le scénario, basé sur un roman pour enfant de Roald Dahl, met en scène le fougueux Mr. Fox, qui se met à dos un fermier stupide et rancunier.

Le réalisateur insiste pour tout faire « à la vieille école ». Oubliez Pixar et même Aardman : Fantastic Mister Fox prend référence dans l’animation tchèque des années 60 : tout a un petit air de fait-maison et est manifestement peint à la main.


Plutôt attendrissant, ce personnage de Mr. Fox, à qui George Clooney prête sa voix : on pourrait s’attendre à un héros imposant et… héroïque. Mais non. Au fil du temps, Mr. Fox a été réduit à un hippie maigre et je-m’en-foutiste, la crinière plaquée en arrière, qui porte des costumes trois-pièces légèrement trop courts pour lui… Un peu comme le réalisateur, au fond, non ?

Mais impossible de vérifier cette dernière affirmation : pour des raisons connues de lui seul, Anderson réalise le film par e-mail depuis Paris !

Un peu de frustration dans l’air sur le tournage à Londres, apparemment… Tristan Oliver, directeur de la photographie, raconte :  « Je pense que Wes ne comprend pas ce que nous pouvons faire, et il nous demande souvent de faire des choses impossibles. Je ne suis pas sûr qu’il comprenne le temps que cela nous prend, et la difficulté de changer quelque chose une fois qu’on a commencé. Cela prend beaucoup de temps pour changer de tous petits détails. « 

« Parfois, on recevait une note de Wes qui disait « Ce mouvement de bras ne va pas ». Mais ce mouvement de bras fait partie d’une continuité fluide… C’a a été très dur pour l’équipe. »

« Quand j’ai enfin rencontré Wes », continue Tristan Oliver, « il m’avait déjà envoyé un certain nombre de DVD. Il aime faire référence à ses films préférés – et il en a beaucoup ! Je pense qu’il aime des choses diverses dans des genres différents… Seulement des scènes précises dans des films spécifiques.
Et c’est à ce moment là que j’ai du commencer à interpréter ce qu’il voulait, parce que je me suis dit : « Il m’a envoyé 15 DVD… Qu’est-ce qu’il veut ? » Mais on finit par avoir une idée de ce qu’il cherche. (Rires) Et, plus tard, il tombera amoureux d’autre chose, et ce sera intégré aussi. »

« Mais c’est vrai qu’il apporte quelque chose de plus. Il suggère des choses qu’on aurai jamais rêvé faire, et on réussi à les faire marcher. En fait, Wes, c’est un peu le Magicien d’Oz. C’est le type derrière le rideau qui tire les fils. Mais on ne voit de lui qu’un éclair de fumée verte. »

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Basé sur un article de Damon Wise pour le magasine anglais Empire.
Traduit et réinterprété par Dame Patience.
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º Henry Selick devait d’ailleurs collaborer avec Wes Anderson pour Fantastic Mister Fox, mais s’est désisté pour se consacrer au tournage de Coraline, sortit le 10 juin 2009.

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-> Et sinon, pour la fin de l’année, on attend également Les Herbes Folles d’Alain Resnais, L’Imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam, Avatar de James Cameron et Max et les Maximonstres de Spike Jonze.

C’est le blockbuster à suivre de l’année prochaine : Tim Burton va adapter le célèbre roman de Lewis Carroll Alice aux pays des merveilles, avec l’aide de Disney. Le film sera tourné pour être  projeté en 3D et  sortira en mars 2010. Après une longue recherche pour le personnage principal, c’est finalement l’actrice Australienne Mia Wasikowska qui jouera Alice avec entre autre  Johnny Depp (assez méconnaissable d’après les photos) qui incarnera le châpelier, Helena Bonham Carter dans le rôle de la Reine de Coeur et Anne Hathaway dans celui de la Reine Blanche.

Johnny Depp

Anne Hathaway

Helena Bonham Carter

Le synopsis :

Lors d’une soirée mondaine, Alice est présentée à son fiancé (le fils de Lord Ascot) devant une foule d’invités, se retrouvant de fait un peu piégée. S’enfuyant avec le Lapin Blanc, elle retourne au Pays des Merveilles, qui a bien changé depuis sa dernière visite quand elle était jeune: devenu inquiétant et sombre, il vit sous la terreur du monstre Bredoulocheux lancé par la Reine Rouge. S’associant avec divers personnages, dont le Chapelier Toqué (avec qui on lui prête une amourette, paraît-il), Alice aura fort à faire pour tuer le monstre et libérer ce monde de la tyrannie de la méchante Reine, et libérer au passage la Reine Blanche.


Sinon pour cet été on attend avec impatience : Un prophète de Jacques Audiard (le 26 août), Inglorious Basterds de Quentin Tarantino.

Moldy

Aperçus

Un survol de quelques films récemment vus par Dame Patience (en juin et juillet 2009).

  • Into the wild de Sean Penn

Malgré – ou peut-être à cause des critiques dithyrambiques qu’a reçu ce film, il s’est révélé décevant. De magnifiques images et de beaux paysages, de bons acteurs, autant de choses que l’on ne peut reprocher au film. Mais… C’est long. La fin illustre d’ailleurs à la perfection le non-sens de ce film : elle tombe à plat, une fin idiote pour ce personnage que rien n’a réussi à nous rendre sympathique.

On s’ennuie, et c’est dommage.

  • Star Wars : Un nouvel espoir de George Lucas

Malgré un manque de rythme durant la première demie-heure du film, dès qu’on se familiarise avec l’univers, la pilule passe sans problème ! Un film légendaire, bien sûr, et qui manquait jusqu’à présent à ma culture cinématographique. A voir, bien entendu, ne serait-ce que pour comprendre les ficelles d’un film culte.

  • 12 hommes en colère de Sidney Lumet

12 hommes en colère, un film impressionnant. Un huit clos quasiment constitué d’une seule longue scène, présentant les douze membres d’un jury en pleine délibération. Petit à petit, le meurtre est reconstitué tandis qu’on assiste aux débats de ces douze hommes, tous plus humains les uns que les autres, qui ne souhaitent qu’une chose : régler cette affaire et partir. Tous, sauf un…

A voir pour les beaux plans, pour le synopsis intéressant, pour l’expérience cinématographique qu’est ce film.

  • Good Morning England de Richard Curtis

Au rythme d’une bande-son particulièrement magistrale, une équipe de joyeux lurons fait tenir debout ce film que, tout comme Moldy, je conseille fortement. Le thème des radios pirate est légèrement repoussé en arrière plan pour laisser place à une pure comédie, ce qu’on pourrait trouver dommage si on s’arrêtait de rire un instant pour y réfléchir. Heureusement, ce n’est pas le cas.

  • La famille Tenenbaum de Wes Anderson

Un Wes Anderson n’est jamais décevant. Après avoir adoré La vie aquatique et A bord du Darjeeling Limited, ne me manquait plus que La famille Tenenbaum pour me convaincre de ceci : Wes Anderson est un grand réalisateur. Il a ses petits trucs qui distinguent ses films (les ralentis qui ne durent jamais assez longtemps pour devenir clichés, les explosions de couleur), son thème récurrent : la famille ; et des acteurs fétiches (on retrouve avec joie Owen Wilson, Bill Murray ou Angelica Houston).

Attention, cependant, à se diversifier. On attend Fantastic Mister Fox avec impatience pour voir Wes aux commandes d’un dessin animé.

  • Very Bad Trip de Todd Phillips

Une très grande surprise que ce film, Very Bad Trip. On s’attendait à des blagues vaseuses et graveleuses, une revisite éternelle du thème de l’enterrement de vie de garçon. Au lieu de ça, on trouve une comédie au rythme palpitant, aux situations absurdes et aux répliques hilarantes. Pas une minute de répit tandis que trois hommes tentent de se souvenir ce qu’ils ont fait la nuit précédente. On regrette un peu le happy end, mais le générique trash vient le contrebalancer comme ironiquement.

  • Slumdog Millionnaire de Danny Boyle

Au son de musiques entraînantes, mi- »indiennes », mi- »modernes » (telles que « Mausam & Escape« ), on assite ébahi à la projection de Slumdog Millionaire, un film sans pareil. Pas le temps de s’ennuyer tandis que Jamal, dans un commissariat de police, raconte comment il a trouvé dans les péripéties de sa vie les réponses nécessaires pour gagner au jeu télévisé « Qui veut gagner des millions ? » Attendrissant, parfois choquant, parfois drôle, on se dit que ce Jamal a décidément bien eu de la chance, mais on y croit tout de même, malgré tout. C’est la magie du cinéma.

Bonus, le très beau générique de fin.

  • Princess Bride de Rob Reiner

Pour avoir envie de voir ce film, il vaut mieux ne pas en connaître le synopsis. Je me contenterai donc de vous encourager chaudement à profiter de la rediffusion de ce film de 1987 et de vous ruer au cinéma pour quelques instants magiques. De l’humour à gogo mais du sérieux quand il le faut, passé l’étonnement dans lequel nous plonge les premières scènes, c’est un délice.

  • Star Trek de J.J Abrams

Passé un premier quart d’heure insupportable de grandiloquence, on plonge enfin dans le film, petit à petit. Des acteurs tête-à-claque, une musique pompeuse, des invraisemblances et pourtant, pourtant… Star Trek réussit à éviter le fiasco.

Au fur et à mesure que le film défile sous nos yeux, on plonge dans l’univers Trekien, on s’attache, peut-être, à ces personnages qui nous semblaient insupportables ; on rit aux répliques comiques. Les personnages des méchants, le prétexte de la faille temporelle pour reprendre cette série mondialement connue, rien de tout cela n’est très convainquant mais on finit par s’y faire. Après tout, c’est J.J Abbrams…

Emphatique, mais sympathique.

  • Public Enemies de Michael Mann


La classe innée de Johnny Depp, la voix chuintante de Christian Bale et les grands yeux bleus de Marion Cotillard réunis dans un film de gangsters. Un bon film de gangsters, même.

Un film très formel du réalisateur de Colatéral et Miami Vice qui présente de magnifiques scènes et de très beaux plans. Les acteurs sont bons, mais malheureusement le rôle qui leur est donné n’est certainement pas à la hauteur de leurs talents. Les personnages ne sont pas toujours approfondis, même les principaux. Celui de Christian Bale, par exemple, apparaît de nulle part, n’a ni passé ni histoire.

Le scénario du film est intéressant, prenant. Mais on se demande parfois à quoi bon ? Pourquoi Michael Mann a-t-il choisi de nous présenter cette histoire, que cherche-t-il à nous dire derrière ? Ce film a-t-il un but, ou n’est-il qu’un prétexte pour faire tourner ensemble ce trio d’acteurs ?

Good Morning England

Bande annonce


De Richard Curtis

Avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Bill Nighy…

Synopsis :

Dans les années 60, au Royaume Uni, l’histoire d’une radio pirate (Radio Rock) qui diffusait de la musique pop/rock…

Notre avis :

Après avoir signé quelques scénarios, tel que Coup de foudre à Notting Hill ou Quatre Mariages et un enterrement et réalisé le sympathique film choral Love actually, Richard Curtis nous présente sa nouvelle comédie sur les radios pirates dans les années 60. Good morning England est donc un Feeling good : un film drôle, pas prise de tête, du genre qui met de bonne humeur pour le restant de la journée.

Rythmé par une bande-son totalement 60’s (The Kinks, Jimi Hendrix, The Who, The Beach Boys…) tout au long du film, on aperçoit quelques acteurs déjà vus dans d’autres comédies (Bill Nighy, Emma Thompson dans Love Actually, Rhys Ifans le colocataire de Hugh Grant dans Coup de foudre…). Leur prestation à tous est excellente et hilarante (Philip Seymour Hoffman jouant « le Comte » et le très anglais Bill Nighy en tête). Etant donné l’ambiance du film, je conseillerai de le voir absolumment en anglais.

Malgré quelques longueurs (le film fait quand même 2h15), le risque principal en sortant du film est d’avoir une brusque envie de retourner dans les années 60 et d’écouter en boucle les musiques du film.


Moldy

Cannes 2009

Cannes 2009


Affiche du 62ème festival de Cannes

Sharmila Tagore, Hanif Kureishi, Shu Qi, Robin Wright Penn, Nuri Bilge Ceylan, Asia Argento, Isabelle Huppert & James Gray

Michael Haneke & Isabelle Huppert

Alain Resnais

Jacques Audiard

Christopher Waltz

Charlotte Gainsbourg

Blanca Portillo, Pedro Almodovar, Penelope Cruz, Lluis Homar & Tamar Novas

Sabine Azéma, Alain Resnais, André Dussollier & Emmanuelle Devos

Steve Evets, Eric Cantona & Ken Loach

Willem Dafoe & Charlotte Gainsbourg

Mélanie Laurent, Quentin Tarantino, Diane Kruger & Brad Pitt

Quentin Tarantino & Mélanie Laurent

Thomas Sangster, Ben Whishaw, Abbie Cornish, Jane Campion & Kerry Fox

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Palmarès :

  • Palme d’or –    Le ruban blanc de Michael Haneke
  • Grand Prix –   Le prophète de Jacques Audiard
  • Prix exceptionnel –   Alain Resnais
  • Prix d’interprétation masculine –    Christopher Waltz dans Inglorious Basterds de Quentin Tarantino
  • Prix d’interprétation féminine –   Charlotte Gainsbourg dans Antichrist de Lars Von Trier
  • Prix de la mise en scène –   Kinatay de Brillante Mendoza
  • Prix du scénario –   Une nuit d’ivresse printanière de Mei Feng
  • Prix du jury –   Fish Tank de Andrea Arnold   &   Thirst, ceci est mon corps de Park Chan-woo
Images : Yahoo

The Watchmen

Watchmen – Les gardiens

Bande annonce

De Zac Snyder

Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman…

Synopsis :

Dans les années 80, dans un autre monde. Les super-héros, qui faisaient partie du commun des mortels dix ans auparavant, ont été décrétés hors-la-loi ou poussés à prendre une retraite anticipée. Mais la mort de l’un d’eux va les forcer à remettre leur masque…

Notre avis :

L’adaptation du comics les Watchmens a longtemps été envisagé par plusieurs cinéastes. Mais c’est finalement à Zac Snyder, fort du succès de 300 à qui est revenu la tâche de porter à l’écran le roman graphique d’Alan Moore.

Que les fans du comics se rassurent, comme il l’avait fait dans son précédent film 300, Zac Snyder  reste très fidèle à la bande dessinée. Car même si il apporte quelques modifications à l’histoire (certaines scènes sont forcément amputées pour rentrer dans 2h40 de film), il garde la même atmosphère sombre, violente si caractéristique du roman graphique ; la qualité et l’inventivité du scénario sont toujours présentes et on ne pourrait pas s’en plaindre.

Nous sommes donc dans les années 80 aux États Unis, mais dans un passé modifié notamment par un certain Dr Manhattan, rendu surhumain suite à une erreur scientifique. La guerre du Vietnam a été gagné, Nixon est toujours au pouvoir et la menace d’une guerre atomique avec la Russie est plus présente que jamais. C’est dans ce passé si familier mais quand même différent qu’évoluent les différents personnages.

Le grand point fort du film est de renouveler totalement le thème du super-héros en s’interrogeant sur les réels bienfaits de ses choix, sur ses motivations ou sur son humanité : l’aspect psychologique des personnages est priviligié sur les scènes d’action (même si celle-ci offre une violence très réaliste, donc dérangeante). Certains personnages sont plus particulièrement intéressants : Rorschach, justicier qui cache son visage sous un masque avec une tâche qui bouge selon son humeur, le Dr Manhattan qui ne se sent plus concerné par le sort de l’humanité ou le Comédien, un super-héros  cynique.

Tous les côtés techniques du film sont très soignés esthétiquement : que ce soit les images, les ralentis ou la bande son (qui mêle aussi bien du Jimi Hendrix que du Philip Glass). Le générique retraçant le parcours des Minutmen (les « ancêtres » des Watchmen) accompagné par The Time they are a changin’ de Bob Dylan (un fan du comics) est un des plus beau et réussit. Pour les acteurs, Zac Snyder a eu la bonne idée de miser sur des acteurs quasi inconnus, mais très talentueux chacun dans leur rôle.

En bref, the Watchmen est un film qu’on aime ou que l’on n’aime pas, mais qui ne peut pas laisser indifférent par rapport aux thèmes qu’il aborde.

Moldy

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