Un survol de quelques films récemment vus par Dame Patience (en juin et juillet 2009).

Malgré – ou peut-être à cause des critiques dithyrambiques qu’a reçu ce film, il s’est révélé décevant. De magnifiques images et de beaux paysages, de bons acteurs, autant de choses que l’on ne peut reprocher au film. Mais… C’est long. La fin illustre d’ailleurs à la perfection le non-sens de ce film : elle tombe à plat, une fin idiote pour ce personnage que rien n’a réussi à nous rendre sympathique.
On s’ennuie, et c’est dommage.
- Star Wars : Un nouvel espoir de George Lucas
Malgré un manque de rythme durant la première demie-heure du film, dès qu’on se familiarise avec l’univers, la pilule passe sans problème ! Un film légendaire, bien sûr, et qui manquait jusqu’à présent à ma culture cinématographique. A voir, bien entendu, ne serait-ce que pour comprendre les ficelles d’un film culte.
- 12 hommes en colère de Sidney Lumet

12 hommes en colère, un film impressionnant. Un huit clos quasiment constitué d’une seule longue scène, présentant les douze membres d’un jury en pleine délibération. Petit à petit, le meurtre est reconstitué tandis qu’on assiste aux débats de ces douze hommes, tous plus humains les uns que les autres, qui ne souhaitent qu’une chose : régler cette affaire et partir. Tous, sauf un…
A voir pour les beaux plans, pour le synopsis intéressant, pour l’expérience cinématographique qu’est ce film.
- Good Morning England de Richard Curtis
Au rythme d’une bande-son particulièrement magistrale, une équipe de joyeux lurons fait tenir debout ce film que, tout comme Moldy, je conseille fortement. Le thème des radios pirate est légèrement repoussé en arrière plan pour laisser place à une pure comédie, ce qu’on pourrait trouver dommage si on s’arrêtait de rire un instant pour y réfléchir. Heureusement, ce n’est pas le cas.
Un Wes Anderson n’est jamais décevant. Après avoir adoré La vie aquatique et A bord du Darjeeling Limited, ne me manquait plus que La famille Tenenbaum pour me convaincre de ceci : Wes Anderson est un grand réalisateur. Il a ses petits trucs qui distinguent ses films (les ralentis qui ne durent jamais assez longtemps pour devenir clichés, les explosions de couleur), son thème récurrent : la famille ; et des acteurs fétiches (on retrouve avec joie Owen Wilson, Bill Murray ou Angelica Houston).
Attention, cependant, à se diversifier. On attend Fantastic Mister Fox avec impatience pour voir Wes aux commandes d’un dessin animé.
Une très grande surprise que ce film, Very Bad Trip. On s’attendait à des blagues vaseuses et graveleuses, une revisite éternelle du thème de l’enterrement de vie de garçon. Au lieu de ça, on trouve une comédie au rythme palpitant, aux situations absurdes et aux répliques hilarantes. Pas une minute de répit tandis que trois hommes tentent de se souvenir ce qu’ils ont fait la nuit précédente. On regrette un peu le happy end, mais le générique trash vient le contrebalancer comme ironiquement.

Au son de musiques entraînantes, mi- »indiennes », mi- »modernes » (telles que « Mausam & Escape« ), on assite ébahi à la projection de Slumdog Millionaire, un film sans pareil. Pas le temps de s’ennuyer tandis que Jamal, dans un commissariat de police, raconte comment il a trouvé dans les péripéties de sa vie les réponses nécessaires pour gagner au jeu télévisé « Qui veut gagner des millions ? » Attendrissant, parfois choquant, parfois drôle, on se dit que ce Jamal a décidément bien eu de la chance, mais on y croit tout de même, malgré tout. C’est la magie du cinéma.
Bonus, le très beau générique de fin.
- Princess Bride de Rob Reiner
Pour avoir envie de voir ce film, il vaut mieux ne pas en connaître le synopsis. Je me contenterai donc de vous encourager chaudement à profiter de la rediffusion de ce film de 1987 et de vous ruer au cinéma pour quelques instants magiques. De l’humour à gogo mais du sérieux quand il le faut, passé l’étonnement dans lequel nous plonge les premières scènes, c’est un délice.
Passé un premier quart d’heure insupportable de grandiloquence, on plonge enfin dans le film, petit à petit. Des acteurs tête-à-claque, une musique pompeuse, des invraisemblances et pourtant, pourtant… Star Trek réussit à éviter le fiasco.
Au fur et à mesure que le film défile sous nos yeux, on plonge dans l’univers Trekien, on s’attache, peut-être, à ces personnages qui nous semblaient insupportables ; on rit aux répliques comiques. Les personnages des méchants, le prétexte de la faille temporelle pour reprendre cette série mondialement connue, rien de tout cela n’est très convainquant mais on finit par s’y faire. Après tout, c’est J.J Abbrams…
Emphatique, mais sympathique.
- Public Enemies de Michael Mann

La classe innée de Johnny Depp, la voix chuintante de Christian Bale et les grands yeux bleus de Marion Cotillard réunis dans un film de gangsters. Un bon film de gangsters, même.
Un film très formel du réalisateur de Colatéral et Miami Vice qui présente de magnifiques scènes et de très beaux plans. Les acteurs sont bons, mais malheureusement le rôle qui leur est donné n’est certainement pas à la hauteur de leurs talents. Les personnages ne sont pas toujours approfondis, même les principaux. Celui de Christian Bale, par exemple, apparaît de nulle part, n’a ni passé ni histoire.
Le scénario du film est intéressant, prenant. Mais on se demande parfois à quoi bon ? Pourquoi Michael Mann a-t-il choisi de nous présenter cette histoire, que cherche-t-il à nous dire derrière ? Ce film a-t-il un but, ou n’est-il qu’un prétexte pour faire tourner ensemble ce trio d’acteurs ?